Santé · Science de l'environnement

Le Tissu · 25 octobre 2026 · 9 minutes de lecture

En bref

  • Une étude publiée dans Nature le 14 octobre 2026 montre que les microplastiques produisent spontanément des espèces réactives de l'oxygène (ERO) au contact de l'eau, sans lumière ultraviolette ni additif.
  • Plus le fragment est petit, plus sa surface exposée est grande et plus il génère de ces molécules, capables d'endommager l'ADN, les protéines et les membranes cellulaires.
  • La découverte propose un mécanisme plausible pour expliquer les liens déjà observés entre microplastiques, inflammation et maladies cardiovasculaires. Les expériences ont toutefois été menées en laboratoire et ne mesurent pas encore l'effet dans le corps humain.
  • Au Canada, les articles manufacturés en plastique figurent depuis 2021 sur la liste des substances toxiques de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement. La Cour d'appel fédérale a confirmé cette inscription en janvier 2026.

Pendant des décennies, l'industrie et une bonne partie du milieu scientifique ont considéré le plastique comme un matériau chimiquement inerte. Ses longues chaînes de polymères, stables et peu enclines à réagir, expliquaient pourquoi on pouvait y emballer des aliments, y embouteiller de l'eau ou en fabriquer des ustensiles sans trop s'inquiéter. Une étude parue le 14 octobre dans la revue Nature ébranle sérieusement cette prémisse. Selon des chercheurs de l'Université Columbia et de l'Université de Californie à Berkeley, il suffit que des fragments microscopiques de plastique baignent dans l'eau pour que se forment, à leur surface, des molécules très réactives, de celles que la médecine associe aux lésions cellulaires.2

Le sujet a refait surface ce dimanche avec un reportage de Shannon Osaka dans le Washington Post, qui présente ces travaux comme la remise en cause d'une hypothèse longtemps tenue pour acquise.1 L'enjeu dépasse toutefois le titre. Il faut distinguer ce qui a réellement été démontré de ce qui reste une hypothèse, puis mesurer ce que cela signifie pour une population qui boit, en bonne partie, l'eau d'un fleuve où l'on trouve des microplastiques depuis plus de dix ans.

Qu'a découvert l'étude publiée dans Nature?

L'équipe dirigée par le chimiste Wei Min, professeur de chimie et de génie biomédical à Columbia, et par la chimiste théoricienne Teresa Head-Gordon, de Berkeley, a montré que la frontière entre le plastique et l'eau n'a rien de tranquille sur le plan chimique. À cette interface se produisent des transferts d'électrons qui donnent naissance à des espèces réactives de l'oxygène, dont le radical hydroxyle, l'une des molécules les plus agressives que connaisse la biochimie. Le phénomène se produit dans l'obscurité, sans rayonnement ultraviolet, sans chaleur intense et sans ajout de réactif.3

Dans le communiqué officiel de Columbia, la chercheuse postdoctorale Naixin Qian, qui a codirigé les travaux, résume ainsi le changement de perspective : « l'eau est ici un acteur à part entière, et non une simple spectatrice ».3 Les essais indiquent aussi que la production de radicaux augmente avec le caractère hydrophobe de la surface du plastique, c'est-à-dire sa tendance à repousser l'eau, et qu'elle suit de près les propriétés électriques de l'interface.

Pour rendre le phénomène visible, les scientifiques ont mélangé des particules de polystyrène, le plastique des verres et contenants en styromousse, avec de l'eau et du méthylorange, un colorant qui se dégrade en présence de ces molécules réactives. Comme le rapporte le Washington Post, la solution était presque transparente au bout de dix jours. L'équipe a également testé le polyéthylène, utilisé dans les gobelets et comme revêtement intérieur des contenants pour emporter, ainsi que le PET des bouteilles d'eau. Elle a enfin répété l'expérience dans du sérum sanguin et des cultures cellulaires, où les espèces réactives continuaient de se former.1 Dans une partie des essais, des cellules exposées aux fragments ont changé de forme et éclaté, notamment des globules rouges.3

Pourquoi la taille des fragments change-t-elle tout?

La clé est géométrique. Un objet en plastique intact expose peu de surface par rapport à son volume. Lorsqu'il se fragmente, ce rapport explose. Wei Min a donné au Washington Post un exemple tiré du quotidien : une carte de crédit réduite en microplastiques voit sa surface multipliée par environ mille.1 Chaque millimètre carré supplémentaire est un nouveau point de contact avec l'eau, donc un nouveau site où des radicaux peuvent se former.

PLASTIQUE INTACT MICROPLASTIQUES se fragmente plastique eau espèces réactives de l'oxygène (ERO)
Schéma illustratif, hors échelle. Une même quantité de plastique, une fois fragmentée, expose beaucoup plus de surface à l'eau et produit davantage de radicaux à l'interface. Réalisation : Le Tissu, d'après l'étude publiée dans Nature.

Ce détail prend tout son poids à la lumière d'une donnée produite par le laboratoire de Wei Min lui-même en 2024. Grâce à une technique de microscopie laser, l'équipe avait détecté en moyenne environ 240 000 fragments de plastique par litre d'eau embouteillée, majoritairement à l'échelle nanométrique. C'était de 10 à 100 fois plus que les estimations antérieures.4 Ajoutons que l'intérieur des cellules humaines est composé à 60 ou 70 % d'eau, et le raisonnement des auteurs devient clair : si la réaction ne dépend que du plastique et de l'eau, l'organisme lui offre des conditions idéales.

Quel lien entre microplastiques et maladies?

Depuis quelques années, la recherche sur les microplastiques accumule des associations préoccupantes sans parvenir à expliquer le mécanisme qui les relie. La plus citée provient d'une étude publiée en 2024 dans le New England Journal of Medicine par l'équipe de Raffaele Marfella, de l'Université de la Campanie, en Italie. Les chercheurs ont analysé des plaques retirées des artères carotides de patients et y ont trouvé du polyéthylène dans 58,4 % des cas. Après environ 34 mois de suivi, les personnes dont la plaque contenait du plastique présentaient un risque 4,53 fois plus élevé d'infarctus, d'AVC ou de décès toutes causes confondues.6 Chez la souris, rappelle le Washington Post, l'exposition a déjà été associée à des symptômes semblables à ceux de l'Alzheimer et à l'athérosclérose.1

Il manquait le mécanisme. Les espèces réactives de l'oxygène sont bien connues des médecins : produites en excès, elles débordent les défenses antioxydantes de l'organisme et provoquent ce qu'on appelle le stress oxydatif, un état lié à l'inflammation chronique, aux maladies cardiovasculaires, au cancer et à la neurodégénérescence. La nouvelle étude suggère que le plastique lui-même pourrait être une source continue de ces molécules.

Ce changement d'angle compte. Jusqu'ici, l'hypothèse dominante voulait que le risque vienne des additifs incorporés au plastique, comme les phtalates et les bisphénols, ou des polluants qui s'accrochent à sa surface. La pédiatre Lisa Patel, de Stanford Medicine, a souligné auprès du Smithsonian Magazine que ces travaux désignent la surface même de la particule comme chimiquement active.5 Wei Min a pour sa part comparé le microplastique à une « petite usine permanente » de radicaux, dans une entrevue à NBC News reprise par le même magazine.

« Même des plastiques neufs, simplement au contact de l'eau, sont chimiquement réactifs. »

Astrid Delorme, Université d'Hawaï à Manoa, au Washington Post

La scientifique Astrid Delorme, qui étudie la dégradation des plastiques et n'a pas participé aux travaux, a rappelé au quotidien américain que la communauté scientifique croyait que seuls les plastiques vieillis, usés par le soleil et le vent, avaient une activité chimique notable.1 L'étude montre que le matériau neuf réagit lui aussi. Wei Min a confié au Post que la persistance du plastique dans le corps est ce qui l'inquiète le plus, puisque son accumulation pourrait entretenir une inflammation chronique.

Qu'est-ce que l'étude ne prouve pas encore?

Contrepoint

Un mécanisme plausible n'est pas un dommage démontré

  • Le laboratoire n'est pas l'organisme. Les expériences ont utilisé du plastique en poudre, de l'eau, du sérum et des cultures cellulaires. Personne n'a encore mesuré la production de radicaux par des microplastiques dans un corps vivant, qui dispose d'enzymes et de molécules antioxydantes pour neutraliser ces espèces en continu.
  • Les surfaces changent dans le corps. Le biochimiste Matthew Campen, de l'Université du Nouveau-Mexique, a rappelé au New Scientist, selon le Smithsonian, que les particules inhalées sont immédiatement enrobées de surfactants pulmonaires. Protéines et lipides peuvent recouvrir le plastique et modifier la réactivité de l'interface, dans un sens comme dans l'autre.5
  • L'échelle nanométrique n'a pas été étudiée. Le toxicologue June-Woo Park, de l'Institut coréen de toxicologie, a signalé au Science Media Centre d'Espagne que l'étude a porté sur des particules micrométriques, sans inclure les nanoplastiques, pourtant les plus nombreux dans l'eau embouteillée.7
  • Les doses et les mesures restent contestées. Un commentaire publié dans Nature en mars 2025 notait que bien des études sur les microplastiques dans les tissus humains reposent sur de petits échantillons, souvent moins de 50 cas, et sur des contrôles insuffisants contre la contamination en laboratoire.8 Une revue de 18 études dirigée par la chimiste Cassandra Rauert, de l'Université du Queensland, a jugé irréalistes une partie des concentrations rapportées.9
  • L'eau potable traitée n'est pas l'eau du laboratoire. En 2019, l'Organisation mondiale de la santé estimait que, d'après les données limitées disponibles, les microplastiques présents dans l'eau potable ne semblaient pas poser de risque aux niveaux observés, et que le traitement conventionnel en retire une large part.10 Cette évaluation précède cependant la nouvelle étude.
  • Association n'est pas causalité. L'étude du NEJM, par exemple, ne tenait pas compte de facteurs comme le tabagisme, la sédentarité ou la pollution de l'air, qui augmentent eux aussi le risque cardiovasculaire.6

Rien de tout cela n'invalide la découverte. Les travaux de Columbia et de Berkeley offrent une hypothèse mécanistique vérifiable, ce que le domaine cherchait depuis des années. La prochaine étape consiste à vérifier si la quantité de radicaux produite aux concentrations réelles d'exposition humaine suffit à déborder les défenses de l'organisme.

Où en sont le Québec et le Canada?

Le Saint-Laurent occupe une place à part dans l'histoire de cette pollution. En 2014, une équipe de l'Université McGill et du ministère québécois de l'Environnement a signalé pour la première fois au monde des microbilles de polyéthylène dans les sédiments d'un cours d'eau douce, sur un tronçon de 320 kilomètres allant du lac Saint-François à Québec.11 Ces microbilles provenaient probablement de cosmétiques et de nettoyants, assez petites pour traverser les stations d'épuration. Une seconde étude de McGill, publiée en 2020, plaçait le fleuve parmi le quart le plus contaminé des écosystèmes d'eau douce et marins analysés jusque-là.

Les données plus récentes nuancent le portrait. Des travaux de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) publiés en 2025 ont trouvé des microplastiques dans chacun des 11 sites étudiés entre Varennes et Trois-Pistoles, mais généralement à moins de 100 particules par million de litres, loin des niveaux mesurés dans certaines rivières urbaines de Chine, selon le GREMM.12 Fait inattendu, les concentrations étaient plus élevées dans l'estuaire, moins peuplé, que près de Montréal. À l'Université du Québec à Rimouski, l'équipe de l'écotoxicologue Zhe Lu étudie depuis 2022 les effets de ces particules sur les organismes du fleuve.

L'enjeu sanitaire est direct : près de la moitié des Québécois tirent leur eau potable du Saint-Laurent. Or les Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada ne fixent aucune valeur pour les microplastiques, faute de méthode de mesure normalisée. Santé Canada a annoncé en janvier 2024 le financement de recherches visant à mieux mesurer l'exposition humaine par l'alimentation, l'eau du robinet, l'eau embouteillée et l'air, en reconnaissant qu'il reste beaucoup à apprendre.13

Sur le plan réglementaire, le Canada est en avance sur plusieurs pays. Les microbilles de plastique sont interdites dans les produits de toilette depuis 2018. En 2021, Ottawa a inscrit les « articles manufacturés en plastique » à l'annexe 1 de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement, ce qui a ouvert la voie à l'interdiction de six catégories de plastiques à usage unique, dont les sacs d'emplettes, les pailles et certains contenants pour emporter. La Cour fédérale avait annulé cette inscription en novembre 2023, la jugeant trop large. Le 30 janvier 2026, la Cour d'appel fédérale a unanimement renversé ce jugement et rétabli l'inscription, comme l'a rapporté CTV News.14 La Cour a notamment jugé raisonnable que le gouvernement agisse sur la base d'un préjudice potentiel, et non démontré.

C'est précisément là que l'étude de Nature prend un relief particulier au Canada. Le débat juridique des dernières années portait en partie sur la solidité des preuves de toxicité du plastique lui-même. Un mécanisme chimique propre au matériau, indépendant de ses additifs, vient renforcer la base scientifique d'une approche que l'industrie contestait. Québec, de son côté, a prévu dans sa Stratégie de réduction et de gestion responsable des plastiques 2024-2029 des études sur les microplastiques.15

Qu'est-ce que cela change pour les citoyens?

Pour le lecteur, la conclusion raisonnable n'est pas la panique, mais un ajustement. L'étude ne permet pas d'affirmer qu'un verre d'eau embouteillée cause un dommage mesurable, ni de fixer des doses sûres ou dangereuses. Elle modifie cependant la manière de penser le risque. Si la réactivité dépend de la surface plutôt que des seuls additifs toxiques, remplacer un plastique par un autre étiqueté « sans BPA » ne règle peut-être pas la question, et c'est la fragmentation elle-même qui devient la cible.

Le débat se déplace ainsi de la consommation individuelle vers les politiques publiques. Des méthodes de mesure normalisées, un suivi des micro et nanoplastiques dans l'eau potable tirée du Saint-Laurent et des Grands Lacs, des études de cohorte sur la population canadienne et un élargissement éventuel de l'interdiction des plastiques à usage unique auraient plus d'effet que des choix ponctuels à l'épicerie. La science doit encore faire le lien entre le laboratoire et l'organisme. Mais l'idée que le plastique n'est qu'une enveloppe neutre, étrangère à la chimie du vivant, ne tient plus.

Questions fréquentes

Les microplastiques sont-ils toxiques pour le corps humain?

Aucun lien de causalité n'est encore établi. Des études d'observation associent la présence de microplastiques à un risque cardiovasculaire accru, et une étude publiée dans Nature en octobre 2026 décrit un mécanisme plausible : au contact de l'eau, les fragments produisent des espèces réactives de l'oxygène, liées au stress oxydatif et à l'inflammation. L'effet reste à confirmer dans l'organisme humain.

Que sont les espèces réactives de l'oxygène (ERO)?

Ce sont des molécules dérivées de l'oxygène, très riches en énergie chimique, comme le radical hydroxyle. En excès, elles endommagent l'ADN, les protéines et les lipides et sont associées aux maladies cardiovasculaires, au cancer et aux maladies neurodégénératives. Le corps en produit naturellement et possède des défenses antioxydantes pour les contrôler.

Pourquoi les petits microplastiques sont-ils plus réactifs que les gros morceaux de plastique?

Parce que la réaction a lieu à la surface en contact avec l'eau. En se fragmentant, un objet multiplie sa surface exposée. Selon Wei Min, une carte de crédit réduite en microplastiques présente environ mille fois plus de surface.

Le plastique neuf produit-il aussi des radicaux?

Oui, selon l'étude. Les chercheurs croyaient auparavant que seuls les plastiques vieillis par le soleil et les intempéries avaient une activité chimique notable.

Le Canada réglemente-t-il les microplastiques?

En partie. Les microbilles de plastique sont interdites dans les produits de toilette depuis 2018, et les articles manufacturés en plastique sont inscrits sur la liste des substances toxiques de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement depuis 2021, une inscription confirmée par la Cour d'appel fédérale le 30 janvier 2026. Il n'existe toutefois pas de valeur limite pour les microplastiques dans l'eau potable au Canada.

Ce texte a été rédigé par la rédaction du Tissu à partir du reportage « Why scientists no longer think plastic is the safest material around », de Shannon Osaka, publié par le Washington Post le 25 octobre 2026. Il ne s'agit pas d'une traduction. Les informations attribuées au quotidien américain sont citées tout au long du texte et ont été complétées par une recherche indépendante.

Références

  1. OSAKA, Shannon. Why scientists no longer think plastic is the safest material around. The Washington Post, 25 oct. 2026. washingtonpost.com
  2. MIN, Wei; HEAD-GORDON, Teresa et al. Intrinsic physicochemical activity at microplastic-water interfaces. Nature, 14 oct. 2026.
  3. Columbia University. Microplastics Are Chemically Active, and Could Cause Biological Harm. Communiqué, 14 oct. 2026.
  4. QIAN, Naixin et al. Rapid single-particle chemical imaging of nanoplastics by SRS microscopy. PNAS, 2024.
  5. Smithsonian Magazine. Microplastics have been linked with myriad human health problems; scientists may have finally figured out how they harm the body. Oct. 2026.
  6. MARFELLA, Raffaele et al. Microplastics and Nanoplastics in Atheromas and Cardiovascular Events. The New England Journal of Medicine, vol. 390, no 10, 2024.
  7. Science Media Centre España. Réaction de June-Woo Park (Korea Institute of Toxicology) à l'étude de Nature. Oct. 2026.
  8. XU, Jun-Li et al. Are microplastics bad for your health? More rigorous science is needed. Nature (commentaire), mars 2025.
  9. RAUERT, Cassandra et al. Revue des méthodes de quantification des microplastiques dans les tissus humains. Université du Queensland, 2025.
  10. Organisation mondiale de la santé. Analyse des microplastiques dans l'eau de boisson. Août 2019.
  11. CASTAÑEDA, Rowshyra A.; AVLIJAS, Suncica; SIMARD, M. Anouk; RICCIARDI, Anthony. Microplastic pollution in St. Lawrence River sediments. Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences, 2014.
  12. Institut national de la recherche scientifique (INRS). Étude sur les microplastiques dans le Saint-Laurent, 2025. Via GREMM, Baleines en direct.
  13. Santé Canada. Le gouvernement du Canada finance la recherche sur les risques des microplastiques pour la santé. 22 janv. 2024.
  14. Cour d'appel fédérale. Décision sur l'inscription des articles manufacturés en plastique à l'annexe 1 de la LCPE, 30 janv. 2026. Via CTV News.
  15. Gouvernement du Québec. Stratégie de réduction et de gestion responsable des plastiques 2024-2029.